Le mouvement citoyen « Rien Sans les Femmes » a vivement réagi à la publication de la composition du gouvernement provincial Kambulu II au Kasaï-Central, dénonçant une représentation jugée « insuffisante » des femmes au sein de la nouvelle équipe gouvernementale dirigée par le gouverneur Joseph Moïse Kambulu.
Dans une déclaration faite au nom de plusieurs organisations de défense des droits des femmes de la province, les militantes ont exprimé leur indignation après avoir constaté qu’une seule femme figure dans cette nouvelle composition gouvernementale. Une situation qu’elles considèrent comme un recul dans la promotion de l’égalité des chances et de la participation politique des femmes.
Prenant la parole au nom de ces structures, Nathalie Kambala, responsable de la FMMDI, a regretté ce qu’elle qualifie de manque de considération envers les femmes du Kasaï-Central malgré leur contribution au développement de la province.
« Nous sommes surprises et déçues de constater qu’une seule femme a été nommée dans ce gouvernement. Pourtant, les femmes du Kasaï-Central jouent un rôle important dans le développement de la province et méritent une représentation équitable », a-t-elle déclaré.
Selon elle, les nombreuses démarches de plaidoyer et de collaboration menées auprès des autorités provinciales n’ont pas produit les résultats escomptés. Elle estime que cette configuration gouvernementale va à l’encontre des principes de parité et d’inclusion consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo.
Le mouvement « Rien Sans les Femmes » appelle ainsi le gouverneur provincial à revoir sa politique de nomination afin de garantir une participation plus équilibrée des femmes dans les instances de prise de décisions.
Dans les milieux politiques et de la société civile, cette situation relance le débat sur l’application effective de la parité homme-femme dans les institutions publiques en RDC, particulièrement au niveau provincial où les femmes continuent de revendiquer une meilleure représentativité.
Paulin Bansanga wa Kayeke
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